Constant Candelara TOMBEAU D’YVES BONNEFOY 1923-2016
“On donne au cadavre l’élégie
Qu’un globe de poudre ne lira pas
Et il est poudre dans un trou bas
Hobbit dans son lieu-dit de poudre”


Un recueil de sonnets.

Ce Tombeau est un hommage original à un poète majeur, à ses mythologies, à son art et à son existence. Il engage, de par ses raffinements prosodiques, une revitalisation maniériste du vers. On y découvre les modes de compositions sériels, combinatoires et répétitifs de Constant Candelara ainsi que le lyrisme, l’humour et la méticulosité qui lui sont propres.


Édité, composé et imprimé à Lyon
sur presse typographique, absinthe et poudre noire.


24 pages — 6€
Frédéric Riera TOMBEAU D’YVES BONNEFOY 1923-2016
“Cela aussi, tout un monde à explorer qui dit le territoire mais dans l’éphémère verticalité des tuyaux de l’âme, dans l’extension de la présence à tout ce que touche le doigt imaginaire de nos orifices, et la lune et le ver qui est scellé dans la boue comme un clou de fondation — tout un vouloir protéiforme pour échapper à la main de l’identité.

Et ma tristesse ce jour, c’est que le vieux maître ne verra pas que ses mondes, l’arrière-pays et les rives et, au hasard, cette Rome sans les errances du pape Clément, s’ajoutent aux nôtres comme on ajoutait des dieux aux dieux du temps que le poème contraignait le monde à la rigueur des saisons.”



Un recueil de poèmes en prose.

Rendant hommage à l’œuvre d’Yves Bonnefoy, ce Tombeau rassemble les fragments d’une méditation intime empruntant à la rhétorique de l’épopée. Frédéric Riera y revendique la réception d’une littérature apparemment forclose qu’il rapproche d’une contemporanéité triviale, non sans dire la nostalgie d’un monde favorable à la poésie qu’elle éveille en lui.


Édité, composé et imprimé à Lyon
sur presse typographique, absinthe et poudre noire.


24 pages — 6€

Tomasz Różycki BESTIARIUM Traduit du polonais par Maryla Laurent
“Et nous parlions des temps anciens où, alors que je descendais une pente à vélo, un rayon de roue me transperça la cuisse ; où, alors que j’embrassais ma voisine, une de ses dents resta dans ma bouche, où je marchai dans une bouse de vache et où tant d’autres choses arrivèrent alors que je ne me souvenais d’aucune, mais vraiment d’aucune.

Peut-être les avais-je rêvées — ces pommes acides du jardin, ce coq nain enragé et ces voilages dans la fenêtre d’en face et aussi cette bataille de lancer de cailloux avec le gang des canifs —, peut-être était-ce quelqu’un me ressemblant qui les avait vécues dans un film, dans un livre d’aventures, dans une vie antérieure, différente, pathétique, dans un pays qui sentait l’orangeade en poudre, le pays de Tolek Banana.”



Édité, composé et imprimé en Auvergne-Rhône-Alpes
à 1000 exemplaires renforcés de rabats et de cahiers cousus
sur un papier lacté de chez Fedrigoni.




272 pages — 9€
Kikou Yamata LA TRAME AU MILAN D’OR précédé de MASAKO
“Tu me demandes ce que veut dire ce titre de ton livre :

La trame est ici le fond humain qui se trouve en toute race.

Le Milan d’or est cet oiseau qui vint se poser sur l’arc de l’Empereur Jimmou, le fondateur du Japon, alors qu’il en faisait la conquête et cherchait son chemin.”



Édité, composé et imprimé en Auvergne-Rhône-Alpes
à 1000 exemplaires renforcés de rabats et de cahiers cousus
sur un papier lacté de chez Fedrigoni.




352 pages — 12€